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20 ans d'action et de responsabilité environnementale

2024-05-14

Timberland et le Jour de la Terre : 20 ans d’action et de responsabilité environnementale

Earth day

Le 28 février 1969, au large de la côte de Santa Barbara, la Californie a vécu l’une des catastrophes naturelles les plus graves de l’histoire. Sur une plateforme de forage de Union Oil, à près de 10 km de la rive, une explosion cause un important déversement de pétrole. La marée noire dure plus d’une semaine, et le déversement n’est finalement contenu que plus tard dans l’année, au mois d’avril.

Près de mille mètres carrés de pétrole brut se déversent dans la mer pendant dix jours, polluant l’habitat marin et tuant des milliers d’oiseaux, de mammifères marins et de poissons. L’ampleur de la catastrophe est sans précédent, et ni Union Oil, ni le gouvernement fédéral ne dispose, à l’époque, de procédures d’urgence concrètes. L’événement provoque la colère de l’opinion publique, qui descend dans la rue à plusieurs reprises. La ville de Santa Barbara entame, quant à elle, des poursuites contre l’entreprise. Le mouvement de protestation prend une dimension internationale, alors que des photos de plages et d’oiseaux englués s’étalent dans les médias, attirant l’attention de la planète entière sur le problème de la pollution en mobilisant la conscience collective.

Cherchant à nuancer l’importance de la catastrophe, Fred Hartley, alors président de Union Oil, dénigre l’inquiétude des médias et de la population qu'il estime exagérée. Cependant, le caractère inapproprié de la réponse ne fait que souligner l’urgente nécessité de changer d’approche en matière de protection de l’environnement.

À une époque où les questions environnementales suscitent un intérêt grandissant, et dans un climat de revendications alimenté par la lutte pour les droits civiques des Noirs américains, Gaylord Nelson, le sénateur du Wisconsin, propose d’établir une journée nationale de sensibilisation à l’environnement. Le 22 avril 1970, le tout premier Jour de la Terre est célébré. Plus de 20 millions d’Américains y participent, présentant un front uni et bipartite pour exiger une action concrète du gouvernement par la mise en œuvre d’une réglementation pertinente. Grâce à ces initiatives spontanées, l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA, Environment Protection Agency) est fondée avant la fin de l’année, suivie par le vote des lois sur la qualité de l’air, la qualité de l’eau et la protection des espèces menacées.

Malgré l’impact qu’a eu la création du Jour de la Terre sur la société américaine en seulement une année, il a fallu attendre 1990 pour que la campagne de sensibilisation prenne une dimension internationale. Denis Hayes a rejoint le comité d’organisation du tout premier Jour de la Terre alors qu'il était encore étudiant à l’université de Stanford. Porté par le succès de l’initiative aux ÉtatsUnis, il fait campagne pour exporter l’événement en dehors des frontières américaines : 200 millions de personnes issues de 141 pays décident de s’unir à la cause. Dix ans plus tard, le nombre de pays participant était déjà passé à 184. Aujourd’hui, selon Earth Day Network (EDN), l’organisation à l’origine de la toute première édition, près d’un milliard de personnes installées dans 192 pays différents participent aux activités et initiatives associées au Jour de la Terre.

Bien qu’il reste encore beaucoup à faire au sein des pays les plus industrialisés, les efforts des organisations environnementales semblent avoir porté leurs fruits au cours des dernières décennies. Par exemple, entre 1970 et 2015, la pollution de l’air aux ÉtatsUnis a chuté de 70 %. Des accords tels que le Protocole de Montréal (1989) ont permis de réduire efficacement les activités humaines contribuant à la dégradation de la couche d’ozone, et le recyclage est devenu obligatoire dans de nombreux pays.

Malgré cela, nous sommes toujours confrontés à de nombreux autres problèmes liés à la pollution. Le réchauffement climatique n’a ainsi pas cessé d’augmenter au cours des 150 dernières années : entre 1880 et 2012, la température à la surface de la Terre a augmenté de 0,85° Celsius en moyenne, et les estimations actuelles suggèrent une nouvelle augmentation comprise entre 0,3 et 4,8° Celsius. Bien qu’il s’agisse en partie d’un phénomène naturel, il est évident que depuis la révolution industrielle du XIXe siècle, l’activité humaine a accéléré le processus.

Timberland participe au Jour de la Terre depuis 1998 et fête cette année, 20 années de contribution : un moment important, propice à sensibiliser encore davantage le public sur les questions environnementales. À travers toute son histoire, Timberland a toujours été activement impliqué dans la protection de l’environnement. Depuis 1992, Timberland offre à ses employés, par le biais du programme Path of Service, jusqu’à 40 heures payées par an à investir dans des activités profitant à la communauté. L’entreprise organise également deux événements mondiaux pour ses employés et partenaires commerciaux. Le premier, Serv-a-palooza, est organisé à l’automne et a pour vocation de revitaliser les communautés en difficulté. Le second, le Jour de la Terre, vise à sensibiliser le public sur les problèmes environnementaux à l’échelle mondiale. Que ce soit en nettoyant sentiers et parcs pour les rendre accessibles à la communauté locale ou en plantant des potagers, les employés sont invités à participer à des activités variées qui encouragent la sensibilisation des communautés et l’enseignement des valeurs environnementales aux enfants. En 2018, près de 1900 personnes ont participé à ces projets dans 15 pays à travers le monde, pour un total de 15 000 heures de bénévolat.

Lors de la dernière édition du Jour de la Terre notamment, 80 bénévoles du siège européen de Stabio (Suisse) ont été mobilisés sur différents projets dans le canton du Tessin, afin d’apporter leur soutien à des ONG locales. Les employés ont notamment participé à la création d’un système de collecte des eaux pluviales pour une pépinière locale, aidé à la réouverture d’un site archéologique et construit un chemin de randonnée près du siège, en partenariat avec la municipalité de Stabio.